L’église

L’ église, monument massif de style Roman, est une composition de plans qui résultent de multiples modifications dont le parement de la façade porte le témoignage. Cet édifice a été érigé en plusieurs étapes depuis le XIIème siècle, sur les bases d’un plan en croix latine. Ce concept donne à l’ouvrage la forme symbolique d’une croix, participant ainsi à sa solidité. Sa nef transversale (transept) qui coupait à angle droit la nef principale, charpentée, a été abattue et reconstruite partiellement. Dans sa démolition, le croisillon Sud a complètement disparu (côté rue de la Forge). Celui du Nord a été conservé et son ancienne voute décorée de quelques ornements en sont le témoignage. Bien que ce soit une église catholique, le porche n’est pas richement décoré comme ceux des églises romanes de la région, mais est d’une simplicité apparentée à la rigueur protestante.

Au XVIIème siècle, le croisillon Est a été englobé dans le doublement de la nef (côté rue principale),Le chevet plat (zone derrière l’hôtel) qui s’étend au Sud, est éclairé par deux baies ogivales à remplaces garnies de vitraux (remplace : ensemble des éléments fixes situés dans une ouverture pour la diviser). Sa façade, au Nord devient un large pignon avec deux portes à linteaux en arc segmentaires moulurés, précédées de la croix de l’ancien cimetière attenant. Cette croix aurait été brisée lors d’une tempête par un des deux arbres plantés à l’emplacement du parvis. Ces deux portes de tailles différentes sont surmontées de petites baies étroites à vitraux et d’une corniche à médaillons ouvragés qui soulignent l’ensemble (médaillons éléments d’architecture qui sert à soutenir une corniche).

Le clocher carré à coupole est reconstruit sur sa base d’origine Romane et repose sur de lourdes piles carrées. La traverse sous le clocher est recouverte d’une coupole semi sphérique sur pendentifs prolongés d’un transfert à voute en berceaux brisés. Il demeure d’ailleurs des vestiges de frises en damiers et de tailloirs (tailloirs : tablettes carrées supérieures des colonnes sur lesquelles repose l’architecture). Par l’extérieur, nous accédons à un étroit escalier de pierres en colimaçons qui nous conduit en son intérieur où campe une magnifique cloche de bronze. Autrefois elle raisonnait grâce, aux efforts des humains tirant énergiquement sur une grosse corde, maintenant c’est un moteur électrique qui l’ébranle. Marie Juliette Georgette, tel est son nom, carillonne trois fois par jour et à chaque Office. Elle est née à la fonderie de St Emilion en 1905 chez E. Vauthier. Sa marraine s’appelle Marie Juliette Georgette MAURIN, son parrain a pour patronyme : Georges CHAINTRIER, les fabriciens qui l’ont convoyée répondent aux noms de : Aimé CHAINTRIER et Honoré FRAGNAUD et le curé de l’époque s’appelait Hypolyte CHEISNE.

L’édifice a été rénové en 2010.

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